L'homme, âgé de 25 ans, n'en est pas à sa première tentative. En juillet 2008, il frappait son chien sous les yeux des passants effarés. Il a récidivé dimanche 25/01/09 et le chien, un bull-terrier de 5 ans, n'a pas résisté. Crâne fracassé, yeux crevés, l'animal a été traîné sur la chaussée sur des dizaines de mètres avant d'être abandonné à l'agonie dans une ruelle selon la SPA locale.
En dépit des témoignages accablants, la police a ouvert une enquête. L'accusé s'est retrouvé en comparution immédiate et accusé de "mauvais traitements et actes de cruauté sur animal". Il a écopé d'une peine exemplaire : trois ans de prison ferme. Le tribunal a ajouté à cette condamnation l'interdiction de détenir un animal pour l'auteur des sévices. Une décision dont se félicite la Fondation 30 Millions d'Amis.
Les règles relatives à la protection des animaux ont été prises en compte au niveau européen ; la Convention européenne pour la protection des animaux de compagnie, faite à Strasbourg le 18 novembre 1987, a été signée par la France le 18 décembre 1996 et est entrée en vigueur le 1er mai 2004.
Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions avec les impératifs biologiques de son espèce (Article L. 214-1 du Code Rural). Nul ne doit causer inutilement de douleurs, de souffrances ou d'angoisse à un animal de compagnie (Article 2 de la Convention européenne pour la protection des animaux de compagnie du 13 novembre 1987). Toute personne qui détient un animal de compagnie ou qui a accepté de s'en occuper doit être responsable de sa santé et de son bien-être (Article 4 de la Convention européenne pour la protection des animaux de compagnie du 13 novembre 1987). Il est interdit d'exercer des mauvais traitements envers les animaux domestiques ainsi qu'envers les animaux sauvages ou tenus en captivité (Article L. 214-3 du Code Rural).
Source : Fondation 30 Millions d'amis
Maroc: six ans de prison pour avoir pris le mot "hot dog" à la lettre. Un tribunal marocain a condamné à six ans de réclusion un restaurateur qui vendait de la viande de chien en faisant croire à ses clients qu'il s'agissait de boeuf, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.
Ses quatre complices, qui "chassaient les chiens avant de les abattre", ont été condamnés à des peines de 8 mois à quatre ans de prison par le même tribunal de Casablanca.
Le principal accusé, condamné aussi à verser une amende de 10.000 dirhams (900 euros), avait été arrêté après une dénonciation le 16 janvier dans un quartier populaire de Casablanca en possession d'importantes quantités de viande canine et de saucisses avariées.
Il a avoué lors de l'enquête avoir procédé au mélange de la viande canine à des produits chimiques pour dissimuler l'odeur et la couleur des morceaux écoulés.
Dans les quartiers populaires du Maroc, aussi bien à Casablanca qu'à Rabat, les saucisses grillées sont le plat favori des revenus les plus modestes.